BUT génie électrique et informatique industrielle : 3 ans, 3 parcours

Le génie électrique et informatique industrielle (GEII) est une spécialité du BUT, un diplôme national de niveau bac+3 préparé en trois ans en IUT. Il forme aux systèmes électriques, électroniques et automatisés, avec des parcours qui orientent vers l’énergie, l’automatisme ou l’électronique. Cet article détaille le contenu de la formation, le choix du parcours, l’admission et les débouchés.

Ce que recouvre le génie électrique et informatique industrielle

La spécialité couvre l’énergie électrique, l’électronique, les automatismes et l’informatique appliquée aux machines et aux procédés. L’informatique industrielle sert à programmer et à superviser les équipements d’une usine : automates, capteurs, actionneurs et réseaux qui les relient.

Ces équipements tournent sur des postes spécifiques, comme le montre cet article sur les postes informatiques industriels en atelier. Le BUT GEII a remplacé le DUT du même nom en septembre 2021.

Dans la pratique, un diplômé de la spécialité peut aussi bien câbler une armoire électrique que paramétrer un automate ou écrire le programme qui pilote une machine. Cette double compétence, électrique et informatique, explique le nom de la formation et la polyvalence de ses diplômés.

Le BUT GEII sur trois ans : rythme, matières et stages

Le BUT mène à 180 crédits ECTS et au grade de licence. Le volume horaire national est de 2 000 heures pour les spécialités du secteur production et de 1 800 heures pour celles du secteur services, dont 600 heures de projets.

Les enseignements associent électrotechnique appliquée (machines électriques, réseaux, conversion d’énergie), automatique et régulation, et informatique industrielle (programmation des automates, architecture des systèmes automatisés). Les mathématiques, la physique, l’anglais et la communication complètent ce socle.

Les projets et travaux pratiques conduisent à concevoir de vrais systèmes. Certains passent par la modélisation et la simulation, avec des logiciels de dessin industriel pour les schémas et les pièces.

Les stages en entreprise représentent 22 à 26 semaines sur les trois ans.

Ces périodes en entreprise permettent de confronter les notions vues en cours à des installations réelles, et servent souvent de point d’appui pour trouver un premier emploi ou un projet de poursuite d’études. Le sujet du stage de dernière année oriente souvent la suite du parcours.

Les parcours du BUT GEII et comment choisir

Le choix d’un parcours se fait en cours de cursus, et chaque IUT ne propose pas tous les parcours : il faut vérifier la fiche de l’établissement visé avant de candidater.

Le parcours électricité et maîtrise de l’énergie approfondit les machines électriques, la distribution d’énergie et les énergies renouvelables. Il vise les postes de maintenance, d’exploitation et d’études en électricité.

Le parcours automatisme et informatique industrielle porte sur les automates, la régulation et les réseaux industriels. Il prépare à la mise en service et à l’amélioration de lignes automatisées, un domaine où l’automatisation des tâches répétitives est au cœur du métier.

Un troisième parcours est tourné vers l’électronique et les systèmes embarqués : conception de cartes, capteurs et logiciel intégré aux produits.

Établi avec carte électronique, oscilloscope et automate programmable

Qui peut entrer en GEII et comment candidater

La sélection se fait par Parcoursup. Le bac technologique, notamment STI2D, est la voie la plus naturelle, et un bac général avec des spécialités scientifiques (mathématiques, physique-chimie, numérique et sciences informatiques) convient aussi.

Au-delà du diplôme d’entrée, le dossier gagne à montrer un goût concret pour la technique : projets personnels d’électronique, programmation d’une carte, participation à un club de robotique. Ces éléments comptent dans l’examen des candidatures, car la formation fait une large place aux travaux pratiques.

Les dossiers sont examinés sur les notes scientifiques et la motivation exprimée. Les IUT fixent leurs propres capacités d’accueil, qui varient d’un établissement à l’autre.

Les métiers accessibles avec le diplôme

Les diplômés visent des postes de technicien supérieur ou d’assistant ingénieur : technicien électronicien, technicien électrotechnicien, automaticien, technicien de maintenance ou chargé d’affaires en électricité.

Les secteurs sont variés : industrie, énergie, aéronautique, santé, transports ou bâtiment. Les industries qui recrutent cherchent régulièrement ces profils.

Pour préparer la suite, voici la recherche d’emploi dans l’informatique, utile aussi aux profils d’informatique industrielle.

Technicien inspectant une armoire électrique en usine

Poursuivre après le BUT : master ou école d’ingénieurs

Une partie des diplômés continue ses études. Les écoles d’ingénieurs recrutent des titulaires de BUT sur titre, parfois en apprentissage, et les masters d’électronique, énergie électrique et automatique (EEA) accueillent aussi les diplômés.

Le choix du parcours en BUT oriente la poursuite d’études : un parcours énergie prépare à un master d’énergie électrique, un parcours automatisme à un master d’automatique.

Le BUT GEII reste un diplôme professionnalisant, et la décision de poursuivre se prend généralement au cours de la troisième année, avec l’appui de l’équipe pédagogique de l’IUT.

Se renseigner tôt auprès de l’IUT sur les conditions d’admission en école d’ingénieurs ou en master permet de choisir les options de troisième année qui correspondent au projet visé.

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