Cybercriminalité : quel pays est en tête ? Classement mondial 2025

38 % : c’est la flambée soudaine des attaques par rançongiciel recensée en Europe entre janvier 2024 et mars 2025, selon l’Agence européenne pour la cybersécurité. La France se hisse dans le cercle restreint des pays les plus attaqués, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni. Les PME essuient plus de la moitié des incidents d’ampleur, tandis que les hôpitaux voient revenir les assauts contre leurs systèmes. Les grands axes offensifs partent toujours de Russie et de Chine, dont les groupes pilotent la majorité des attaques transfrontalières détectées sur le continent. Les derniers classements mondiaux bouleversent l’ordre établi : désormais, personne n’est à l’abri en haut du palmarès des nations exposées.

La cybercriminalité en Europe en 2025 : état des lieux et tendances émergentes

En 2025, l’espace numérique européen s’est étendu à une vitesse saisissante. Les rapports sur la cybercriminalité parlent d’eux-mêmes : la France s’invite sur le podium des pays les plus ciblés du continent, rattrapant le Royaume-Uni et dépassant l’Allemagne. Les comptes compromis se chiffrent à plus de 42 millions. Les fuites de données dans le secteur de la santé et des services s’accélèrent, révélant des failles jusque-là sous-estimées.

Le visage de la cybercriminalité s’est transformé : les attaquants misent sur une automatisation très fine pour exploiter la moindre faille oubliée. Accès à distance, cloud mal sécurisé : rien n’y échappe. L’essor du télétravail s’est avéré être un levier pour les cybercriminels, qui déploient de nouveaux scénarios de phishing, sans distinction de taille d’entreprise.

La cartographie des risques ne reste jamais figée. On constate une forte poussée des attaques visant les infrastructures clés : énergie, transports, institutions financières passent à leur tour sous les radars hostiles. Les rançongiciels dominent la liste, bientôt suivis des vols massifs de bases de données. Côté secteur public, la multiplication des alertes fait émerger de vrais doutes sur l’efficacité réelle des réponses actuelles.

Voici les principaux points à retenir pour situer la tendance :

  • World cybercrime : la France troisième pays le plus touché d’Europe
  • Secteurs stratégiques : santé, énergie et services constamment dans la cible
  • Plus de 42 millions de comptes compromis sur le semestre pour l’ensemble du continent

Quels pays européens figurent parmi les plus ciblés et pourquoi ?

Le classement mondial pour 2025 propulse trois pays du Vieux Continent en première ligne : la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Sur le territoire français, ce sont surtout les secteurs stratégiques qui accumulent les signaux d’alerte. Les brèches explosent, le compteur des comptes compromis s’emballe. Difficile de contenir une telle exposition, encouragée par la digitalisation rapide et la masse de données personnelles en circulation.

Côté Royaume-Uni, les attaques se raffinent et gagnent en précision, notamment contre la finance et les services. Partout, de la multinationale à la TPE, la menace ne laisse guère de répit. Avec la densité numérique du pays, chaque faille technique peut devenir le point d’entrée d’une fuite de données organisée.

Quant à l’Allemagne, elle voit ses fleurons industriels et le secteur énergétique régulièrement pris pour cible, avec des campagnes à large échelle motivées par des stratégies de cyber-espionnage ou de sabotage. Les tensions géopolitiques couplées à un virage numérique accéléré rendent le terrain encore plus vulnérable.

Le profil de chaque pays se dégage sans équivoque :

  • France : nombre de comptes compromis en nette augmentation et administrations publiques sous pression intensive
  • Royaume-Uni : finance et santé particulièrement exposées, volumes de données menacés
  • Allemagne : industries stratégiques et énergie ciblées sur fond d’instabilité géopolitique

Facteurs d’exposition : secteurs vulnérables et nouveaux modes opératoires des cybercriminels

La pression ne faiblit pas sur les infrastructures critiques : énergie, transports, systèmes hospitaliers. Ces piliers cumulent le plus grand nombre de tentatives d’intrusion recensées. L’écosystème de la finance, de son côté, découvre de nouvelles vagues d’attaques dopées à l’intelligence artificielle. Les outils automatisés s’en prennent aux réseaux bancaires, causant une progression frappante du nombre de comptes violés.

La généralisation du cloud et l’externalisation massives de pans entiers du système d’information révèlent de nouveaux angles morts : gestions d’accès souvent inadaptées, politique de chiffrement inégale, sauvegardes perfectibles. Les cybercriminels repèrent ces faiblesses et lancent des opérations de collecte de données à grande échelle.

Ils s’adaptent également. Grâce au machine learning, ils ajustent leur stratégie, rendant les défenses traditionnelles largement insuffisantes. En réponse, les entreprises tentent d’égaliser les forces en intégrant l’intelligence artificielle à leur dispositif de sécurité. À chaque innovation technique, la menace évolue, repoussant les lignes du front numérique.

Parmi les métiers et secteurs sous forte contrainte, on retrouve ceux-ci :

  • Secteur de l’énergie : réseaux industriels et infrastructures vitales confrontés à des attaques ciblées
  • Institutions financières : la sophistication monte et les pertes de données suivent la même pente
  • Services cloud : ouverture involontaire de portes d’entrée à travers la chaîne des prestataires

Perspectives pour 2026 et conseils pratiques pour renforcer sa cybersécurité

Les douze mois passés martèlent un message direct : les attaques numériques accélèrent. La stratégie basique ne suffit plus ; il est devenu urgent d’anticiper la directive NIS2 et d’adopter les recommandations de la CNIL de manière approfondie. Les exigences grimpent côté assurance : les organismes comme Allianz réclament une approche sur-mesure sur la gestion des risques et la continuité d’activité.

La cryptographie post-quantique s’impose désormais dans l’agenda des équipes IT, face à la menace d’ordinateurs quantiques capables de briser les solutions de chiffrement classiques. Qu’on lise le MIT Technology Review Insight, PwC ou d’autres cabinets, un mouvement de fond s’amorce : adoption rapide de nouveaux protocoles, diffusion des modèles zero trust pour bloquer la progression des intrus au sein même des structures après une brèche initiale.

Recommandations pratiques

Pour rester solide face aux évolutions, il vaut mieux appliquer sans traîner quelques principes directs :

  • Mettre en place une gestion des accès strictement encadrée, appuyée par une authentification à double facteur ou plus
  • Conserver des sauvegardes entièrement déconnectées pour les dossiers stratégiques
  • Entraîner les équipes sur la réponse à incident à travers des simulations concrètes et régulières
  • Former et sensibiliser tous les collaborateurs en s’appuyant sur les scenarii actuels, avec le soutien des ressources des autorités publiques
  • Évaluer la pertinence d’une cyberassurance adaptée à la réalité de l’organisation

Désormais, penser la sécurité ne relève plus seulement de la technique pure. Il faut concevoir une organisation entière, faire circuler l’alerte à tous les niveaux, instaurer un climat durable de confiance numérique partagée. La référence au digital trust, de plus en plus citée, montre l’effort à fournir collectivement, de la direction aux collaborateurs, pour retrouver une cohérence défensive à la hauteur des risques.

Bientôt, le décor aura changé. Nouvelles armes, menaces inédites : l’agilité fera la différence. Qui saura transformer la pression numérique en avantage décisif ?

D'autres articles